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    2013: bénéfice de 1 milliard d'euros. 2014: au-delà des restructurations de KBC

    Hors séance boursière – Information réglementée*

    Jeudi 13 février 2014 — KBC clôture 2013 sur un bénéfice net de 1 015 millions d’euros, par rapport à 612 millions d'euros pour l'exercice 2012. Au quatrième trimestre 2013, KBC accuse une perte nette de 294 millions d’euros, par rapport à un bénéfice net de 272 millions au troisième trimestre et 240 millions un an auparavant.

    Abstraction faite de l'incidence des activités legacy (CDO, désinvestissements) et de la valorisation de nos propres risques de crédit, le bénéfice net ajusté s’élève à 960 millions d’euros en 2013, contre 1 496 millions en 2012. Au dernier trimestre de l'année, le bénéfice net ajusté s’est établi à -340 millions d’euros, contre + 457 millions au troisième trimestre et +279 millions d'euros pour le quatrième trimestre 2012.

    Johan Thijs, CEO du groupe :

     « Les indicateurs récents confirment que la relance économique, qui s'était progressivement dessinée en 2013 se poursuit en 2014. À la faveur de l'embellie de la situation économique, KBC réalise un résultat net de     1 015 millions d'euros pour l'ensemble de l'exercice 2013 ou de 960 millions d'euros en termes ajustés. Le résultat du quatrième trimestre se ressent surtout des pertes de valeur annoncées sur crédits en Irlande, qui se traduisent par une perte nette de 294 millions d'euros ou 340 millions d'euros en termes de bénéfice ajusté. Abstraction faite de cette réduction de valeur supplémentaire à caractère unique (un montant après impôts de 688 millions d'euros), le résultat net se monte à 394 millions d'euros, tandis que le résultat net ajusté s'établit à 348 millions d'euros. Par comparaison avec le trimestre précédent, le groupe a encore accru sa marge d'intérêt nette, le volume des dépôts et des crédits hypothécaires augmentant dans divers pays. Nous enregistrons aussi une hausse de nos revenus de frais et commissions et maintenons un bon ratio combiné, ainsi qu'un excellent ratio charges/revenus. En revanche, les réductions de valeur pour pertes de crédit (abstraction faite de l'Irlande) se creusent quelque peu et les charges d'exploitation augmentent légèrement sous influence saisonnière.

    Pour le trimestre sous revue, la division Belgique dégage un résultat net de 376 millions d’euros, nettement supérieur aux 295 millions du dernier trimestre de 2012. Par rapport au troisième trimestre, le quatrième trimestre se caractérise par des revenus nets d’intérêts en hausse, des revenus nets de commissions stables, un bon résultat des ventes de produits d’assurance vie mais un ratio combiné non-vie en léger recul par suite d'une hausse des demandes d'indemnisation, une contraction des charges d'exploitation et une hausse des réductions de valeur pour pertes de crédit. Les activités bancaires et d'assurance ont généré respectivement 85% et 15% du résultat net sur la période.

    Le résultat net de la division République tchèque s'inscrit à 119 millions d’euros, légèrement mieux qu'au dernier trimestre de 2012. En général, les résultats se sont ressentis de l'affaiblissement de la couronne tchèque durant les trois derniers mois de l'année. Par rapport au troisième trimestre, ce trimestre a été marqué par un léger recul des revenus nets d’intérêts, une amélioration du ratio combiné d'assurance non-vie, une augmentation des ventes de produits d’assurance vie branche 23 et des revenus nets de commissions, une hausse des charges d'exploitation due à des effets saisonniers et une augmentation des réductions de valeur pour pertes de crédit. Les activités bancaires et d’assurance ont généré respectivement 92% et 8% du résultat net sur la période.

    À titre exceptionnel et à caractère unique, la division Marchés internationaux affiche un résultat net de -731 millions d'euros. Par rapport au trimestre précédent, le quatrième trimestre a été surtout marqué par des réductions de valeur de 773 millions d'euros sur le portefeuille de crédits irlandais. Par ailleurs, les revenus d'intérêts accusent une contraction (à cause de l'Irlande), mais les revenus nets de commissions affichent une forte progression (grâce à la Hongrie). Des effets saisonniers et des charges plus élevées en Irlande ont en revanche gonflé les charges. Globalement, les activités bancaires accusent un résultat net négatif de -735 millions d’euros (les résultats positifs en Hongrie (malgré une fiscalité défavorable), en Slovaquie (bénéfices en forte hausse) et en Bulgarie étant épongés par le résultat négatif de l'Irlande), tandis que les activités d'assurance dégagent un résultat net positif de 4 millions d’euros.

    Comme annoncé en novembre 2013, nous avons réexaminé notre portefeuille de crédits avec une attention particulière pour le portefeuille de crédits irlandais et constitué des provisions supplémentaires pour faire face à la reclassification de 2 milliards d'euros de crédits hypothécaires restructurés. Au vu de la reprise plus lente que prévu du secteur des PME en Irlande et des perspectives plus prudentes sur les flux de trésorerie futurs et la valeur des garanties, nous avons également constitué des provisions pour notre portefeuille de crédits aux entreprises. Au total, les réductions de valeur en découlant se sont élevées en Irlande globalement à 773 millions d’euros au quatrième trimestre 2013. En termes de provisions pour pertes de crédit en Irlande, notre objectif pour les années à venir reste de 150 à 200 millions d'euros pour 2014 et de 50 et 100 millions d'euros pour 2015 et 2016. Ces pronostics reposent sur les projections économiques actuelles. En ce qui concerne les autres pays, les éventuelles incidences sont jugées non significatives pour l'instant.

    Nous avons aussi mis un point final à notre programme de désinvestissements. En décembre, nous avons finalisé la vente de KBC Banka et annoncé qu'un accord avait été conclu sur la cession de la Banque Diamantaire Anversoise au groupe Yinren. Comme annoncé précédemment, nous avons conclu en septembre un accord de vente de KBC Bank Deutschland AG. Ces différentes transactions devraient au final améliorer le ratio Tier-1 (selon Bâle II) de KBC de quelque 0,3%.

    Nous avons résilié une CDO au premier trimestre 2014, ce qui réduira encore advantage l'exposition de nos actifs "legacy", qui représentent environ 2 milliards d'euros en valeur nominale

    En ce qui concerne la gestion du capital, KBC a obtenu au quatrième trimestre le remboursement de 0,7 milliard d'euros de crédits accordés à Cera et à KBC Ancora. Le produit de la vente d'une partie des parts KBC Groupe détenues par ces deux entités a été affecté au financement de l'opération. Cette réduction a permis d'améliorer le capital réglementaire de 0,7 milliard d'euros et le ratio common equity (à pleine charge, selon Bâle III) de 0,7%.

    Début 2014, nous avons remboursé une deuxième tranche des aides publiques (0,5 milliard d'euros, dont 0,33 milliard en principal et une pénalité de 50%) au gouvernement régional flamand. Ce remboursement était à nouveau en avance sur le plan convenu avec la Commission européenne et a été rendu possible par la robuste position de capital de KBC. Le solde des aides publiques à rembourser se monte dès lors à 2 milliards d'euros.

    La position de liquidité du groupe demeure très solide, les ratios LCR et NSFR dépassant largement 100%.

    Notre position de capital reste très robuste, comme en témoigne notre ratio Tier-1 pro forma de 15,6% (selon Bâle II). Ce calcul tient compte du remboursement de 0,5 milliard d'euros d'aides publiques au gouvernement régional flamand début janvier et des désinvestissements pour lesquels des accords ont été signés. Fin 2013, notre ratio common equity selon Bâle III s'inscrivait à 12,5 % (à pleine charge, pro forma, méthode du compromis danois), soit nettement au-dessus de notre objectif de maintenir un ratio common equity de 10% selon Bâle III (à pleine charge).

    En ce qui concerne le paiement des dividendes futurs, nous proposerons à l'Assemblée générale annuelle des actionnaires de ne pas verser de dividende sur les exercices financiers 2013 et 2015. Il n'y aura donc pas non plus de coupon, pour ces exercices financiers, sur l'encours des Yield Enhanced Securities souscrites par le gouvernement régional flamand.

    En ce qui concerne l'exercice financier 2014, KBC Groupe a l'intention de payer un dividende brut d'au maximum 2 euros par action sur la base du bénéfice disponible généré pendant cet exercice.

    Nous avons l'intention de distribuer à nouveau un dividende régulier à partir de l'exercice financier 2016. Des précisions sur la politique de dividende qui sera menée par la suite seront fournies lors du KBC investor day de juin 2014. 

    Malgré cette décision de ne pas verser de coupons sur les Yield Enhanced Securities pour les exercices 2013 et 2015, KBC veillera à ce que le rendement de ces instruments pour la Région flamande soit toujours bien supérieur au minimum garanti de 10% l'an pendant toute la période.

    Tout versement de dividende est bien entendu subordonné à l'approbation des autorités de régulation du secteur financier.

    En conclusion, nos résultats 2013 confirment notre foi dans notre activité principale de bancassurance en Belgique, en République tchèque, en Slovaquie, en Hongrie et en Bulgarie. Notre priorité absolue est que nos clients, nos actionnaires et nos autres parties prenantes bénéficient de nos activités. Nos 36 000 membres du personnel s'efforcent en permanence de réaliser cet objectif. Nous sommes vraiment honorés par les marques de confiance que nous recevons. »

    Pour les chiffres détaillés nous vous référons à l'annexe.

     

    * Ce communiqué contient des informations soumises à la réglementation sur la transparence des entreprises cotées en Bourse.

    Adjusted net result 4Q2013
    Adjusted net result by business unit 4Q2013

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    Wim Allegaert

    Directeur Investor Relations, KBC Groupe

    Viviane Huybrecht

    Directeur Communication Corporate / Porte-parole KBC Groupe

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