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    KBC dépasse les seuils AQR et les stress tests de la BCE et maintient une ample marge

    Hors séance boursière – Information réglementée*

    Dimanche 26 octobre 2014 — KBC prend bonne note des annonces faites ce matin par la Banque centrale européenne et la Banque nationale de Belgique concernant les résultats de l'Évaluation complète menée par la Banque centrale européenne (BCE). 

    Dans le cadre du scénario 2016 pessimiste, l'incidence du stress test sur le ratio Common Equity Tier 1 (ratio CET-1) se traduit par une contraction de ce ratio CET-1 de 2,6 points de pourcentage. L'impact de l'examen de qualité des actifs (AQR) est quant à lui limité et se solde par une contraction du ratio CET-1 de 0,6 point de pourcentage.  

    L'impact combiné du remboursement des aides publiques tel que convenu avec la Commission européenne sur un horizon de stress test de 3 ans (1,8 milliard d'euros, pénalités et coupon compris), de l'examen de la qualité des actifs (AQR) et du stress test proprement dit se solde par un ratio CET-1 de 8,3%, ce qui représente un ample matelas de 2,8 points de pourcentage (2,8 milliards d'euros) de plus que le seuil de 5,5% imposé par la BCE, ce qui prouve donc l'excellente capacité de résistance de KBC. 

    Johan Thijs, CEO de KBC Groupe commente cette annonce faite aujourd'hui en ces termes:  ‘Le résultat de l'Évaluation complète de la BCE prouve que KBC répond largement aux normes de solvabilité très strictes imposées par la Banque centrale. Simultanément, ce résultat dont nous nous réjouissons est un signal rassurant à l'attention de tous nos stakeholders, qui continuent de témoigner leur confiance à notre établissement.  Il souligne par ailleurs aussi notre capacité à continuer à rembourser les aides publiques dont nous avons bénéficié.  KBC continuera d'assurer des niveaux de capital appropriés et conserve son objectif de privilégier une croissance durable de ses activités stratégiques sur ses marchés domestiques.  Le résultat obtenu illustre aussi la solidité des fondamentaux de KBC: un modèle de bancassurance sain et orienté client, une position de liquidités robuste soutenue par des dépôts très substantiels d'une clientèle fidèle sur nos marchés clés de Belgique et d'Europe centrale, ainsi qu'une solvabilité confortable qui nous permet de continuer à octroyer des crédits à nos clients et à soutenir activement les communautés et les économies où nous déployons nos activités.’

    Sommaire

    1. Quel était le but de cette Évaluation complète?
    2. Quelles étaient les composantes de cette Évaluation complète?
    3. Quelle a été la portée de l'Évaluation pour KBC?
    4. Quelle a été la performance de KBC?
    5. Quelles conclusions KBC peut-il tirer de la réussite du test?

    1. Quel était le but de cette Évaluation complète?

    Contribuer à ramener la confiance...

    L'évaluation complète est un stade important de l'amélioration de la transparence des bilans des banques et permet d'améliorer la cohérence entre les systèmes de supervision en Europe, le but final consistant à restaurer la confiance dans les institutions financières.

    ...avant que la Banque centrale européenne ne prenne le contrôle de la supervision

    130 banques de la zone euro ont participé à cet exercice organisé avant que la Banque centrale européenne (BCE) n'assume l'entière responsabilité de la supervision le 4 novembre 2014.  Cette Évaluation complète a été menée par la Banque centrale européenne, en coopération avec la Banque nationale de Belgique et avec l'aide, à tous les niveaux, de tiers indépendants. Avant de commencer, il a fallu délimiter un terrain commun, p.e. en posant des exigences de qualité très strictes et en appliquant une méthodologie très rigoureuse.

     

    2. Quelles étaient les composantes de cette Évaluation complète?

    Un exercice articulé autour de deux piliers et suivant une méthodologie très stricte.

    L'exercice a consisté en une analyse des comptes arrêtés au 31 décembre 2013 (contrôle de qualité des actifs ou AQR) et en un stress test couvrant une période de 3 ans (2014-2016).  Le stress test s'est appuyé sur le bilan ajusté en fonction de l'AQR et arrêté à fin 2013 et qui incorpore par conséquent des ajustements conservatifs.

    • L'AQR avait pour but d'améliorer la transparence du bilan des banques en examinant la qualité de leurs actifs, y compris l'adéquation de la valorisation de leurs actifs et de leurs garanties, et des provisions y afférentes. 
      L'AQR était un exercice prudentiel consistant à tester le bilan d'un établissement en partant d'une position conservatrice. L'approche suivie peut être asymétrique, certains facteurs positifs étant laissés de côté tandis que des facteurs pessimistes sont pris en compte.
      La procédure suivie à cette fin ne correspond pas nécessairement à une vision comptable de la chose.  Par conséquent, les résultats de l'évaluation ne peuvent être transposés d'un seul coup dans les comptes publiés selon les International Financial Reporting Standards (IFRS) ou les General Accepted Accounting Principles (GAAP). 
    • Le stress test a été mené en étroite collaboration avec l’ABE et en utilisant une méthodologie commune. Il a examiné la résistance des bilans des banques et leur capacité à générer des bénéfices dans certains scénarios de stress.  
      Le stress test porte sur l'impact simulé de deux scénarios sur une période de trois ans: un scénario de base et un scénario pessimiste. Ces deux scénarios se fondent sur un certain nombre de suppositions (par exemple un bilan constant) et sont par conséquent hypothétiques, ce qui est inhérent à tous les stress tests. 
      De plus, la mesure de l'impact de ces scénarios a été assujettie à certaines contraintes et simplifications.  Comme pour l'AQR, certains facteurs positifs ont été écartés pour le stress test, tandis que des facteurs négatifs ont été retenus. Il en résulte donc que même pour le scénario de base, le résultat du stress test ne constitue pas une prévision fiable de la performance de KBC dans les années à venir.

     

    3. Quelle a été la portée de l'évaluation complète pour KBC?

    Alors que l'Évaluation complète portait sur KBC Groupe SA, seuls les comptes consolidés de KBC Bank ont été soumis à l'Examen de qualité des actifs (AQR). 

    De même, pour le stress test, seul l'impact des scénarios sur les activités bancaires a été pris en compte (celui sur les activités d'assurance étant écarté).  En revanche, la position de capital (ratio CET-1) a été mesurée au niveau de KBC Groupe SA[1]. 

     

    4. Quelle a été la performance de KBC?

    Si l'on se réfère au robuste ratio CET-1 de 13,3% à fin 2013, aussi bien l'incidence de l'AQR seul que l'incidence combinée de l'AQR et du stress test révèlent que KBC dispose d'un matelas de capital qui excède largement les seuils imposés par la BCE (en l'occurrence les déclencheurs de mesures de renforcement du capital : ratio CET-1 de 8% pour l'AQR et de 8% et 5,5% pour le stress test après l'AQR).

    • 4,3 milliards d'EUR pour l'AQR seul;
    • 4,1 milliard d'EUR pour le stress test après l'ajustement AQR selon le scénario de base;
    • 2,8 milliard d'EUR pour le stress test après l'ajustement AQR selon le scénario pessimiste.

    Le résultat combiné reflète trois impacts majeurs, illustrés dans le graphique ci-dessus:

    • un ajustement résultant de l'examen prudentiel de la qualité des actifs (AQR),
      • qui se traduit par une contraction du ratio CET-1 de 0,58 point de pourcentage pour 2013;
    • le stress test proprement dit,
      • qui gonfle le ratio CET-1 de 1.7 point de pourcentage en 2016 selon le scénario de base mais
      • qui réduit le ratio CET-1 de 2,6 point de pourcentage en 2016 selon le scénario pessimiste;
    • le montant du remboursement des aides publiques tel que convenu avec la Commission européenne sur l'horizon de 3 ans du stress test (1.84 milliard EUR[2]),  qui érode encore un peu plus le ratio CET-1
      • de 2,0 point de pourcentage selon le scénario de base;
      • de 1,8 point de pourcentage selon le scénario pessimiste[3].

    La part la plus importante de l'ajustement AQR brut[4] de 0,6 milliard d'EUR est imputable au portefeuille de crédits hypothécaires irlandais, soit un montant de 0,3 milliard d'EUR.  Ce portefeuille est responsable de la moitié (51%) de l'ajustement AQR total.

    Hormis les nouvelles directives de l'ABE concernant la définition du défaut de paiement et des mesures d'indulgence[5], le portefeuille de crédits irlandais avait déjà fait l'objet d'une profonde reclassification fin 2013 (un montant de plus de 2 milliards d'euros avait été classé en défaut de paiement) et des dotations supplémentaires aux provisions avaient été faites (voir le communiqué du 14 novembre 2013, www.kbc.com). KBC prend note qu'une approche conservatrice dans l’exercice AQR débouche inévitablement sur des ajustements prudentiels.  

    KBC a continué d'appliquer les définitions de l'ABE en 2014. Au total, un montant de 700 millions d'EUR de prêts hypothécaires irlandais a été classé en défaut de paiement au premier semestre 2014, c'est-à-dire à chaque fois que des seuils individuels de réductions de valeur étaient atteints, p.e. sous l'effet de nombreuses mesures d'indulgence.  KBC a continué à réduire les arriérés de paiement en 2014.  Depuis le début de l'année, l'on constate une nette amélioration des facteurs sous-jacents en Irlande, avec une forte hausse du PIB et des prix des logements.

    Compte tenu de ces facteurs, KBC peut confirmer ses estimations antérieures pour provisions constituées pour les pertes sur crédits en Irlande, à savoir dans le haut d'une fourchette de 150 à 200 millions d'EUR et de 50 à 100 millions d'EUR en 2015 et en 2016.

    Les ajustements prudentiels bruts selon l'AQR pour les 6 autres portefeuilles de crédit ont été de l'ordre de 0,2 milliard d'EUR et concernaient pour la plupart d'importants dossiers d'entreprises belges, y compris ceux gérés par les succursales étrangères de KBC (124 millions d'EUR).  KBC se référera à ces informations pour réexaminer les dossiers individuels et, au besoin, les adapter au cas par cas, en fonction de ses provisions pour crédits.  Nous prévoyons que ces réexamens individuels auront un impact immatériel sur les provisions.   

    Les ajustements prudentiels bruts résultant des autres aspects couverts par l'AQR, en l'occurrence la valorisation des produits dérivés, se montent à moins de 0,1 milliard d'EUR.

    Il est clair que les résultats du stress test sont conditionnés par une multitude de facteurs.  Les scénarios ont à la fois une incidence sur la capacité à générer des bénéfices (et, partant, sur le capital disponible, numérateur du ratio CET-1) et sur les actifs pondérés par le risque (dénominateur du ratio CET-1).   Des diapositives que l'on peut consulter sur le site www.kbc.com fournissent un complément d'information à ce propos.

     

    5. Quelles conclusions KBC peut-il tirer de la réussite du test?

    Johan Thijs, CEO du Groupe KBC conclut: "Au cours des 12 derniers mois nous avons abattu un travail formidable et coopéré de manière très constructive avec la BCE. Nous comprenons bien que le rôle de la BCE consiste à trouver un équilibre et qu'il lui était par conséquent impossible de prendre en compte toutes les nuances de chaque institution séparément, dont KBC. Dans cette optique, KBC accepte les résultats de l'Évaluation complète menée par la BCE. Néanmoins, 2014 aura été une année cruciale pour KBC.  Une année pendant laquelle KBC aura démantelé toutes les CDO restantes, réduit notablement le profil de risque du groupe et achevé le plan de désinvestissements convenu avec la Commission européenne en novembre 2009. Le groupe KBC est à présent prêt à relever de nouveaux défis et continuera de poursuivre son objectif stratégique, à savoir une croissance durable et génératrice de bénéfices, grâce à son modèle de bancassurance et une satisfaction client irréprochable."

    KBC réitère les annonces faites lors de l'Investor Day de juin 2014:

    KBC veut continuer à bâtir sur ses points forts et se classer parmi les établissements financiers les plus performants et les mieux à l'écoute de la clientèle retail. Il compte atteindre cet objectif en:

    • renforçant, tout en surveillant les coûts, son business model de bancassurance à l'attention d'une clientèle retail, de PME et de midcaps sur ses marchés domestiques;
    • se focalisant sur une croissance durable et génératrice de bénéfices dans le cadre d'une gestion des risques, des capitaux et des liquidités performante;  
    • améliorant la satisfaction du client grâce à une politique de distribution fluide, multicanale et centrée sur le client.

    En réalisant ces objectifs, KBC veut devenir la référence dans le domaine de la bancassurance sur ses marchés domestiques.

     

    Notes aux rédactions:

    Pour tout complément d'information sur l'AQR et le stress test selon le scénario de base et le scénario pessimiste, sur l'exposition au risque de crédit et aux décisions des gouvernements fédéral et régional, nous renvoyons aux tableaux unifiés fournis par la Banque centrale européenne (BCE) et l'Association des banques européennes (ABE) sur leur site respectif: http://www.ecb.europa.eu/ssm/assessment et www.eba.europe.eu .             

    La méthodologie qui sous-tend l'Évaluation complète a été établie par la BCE avant son annonce afin d'assurer la cohérence entre toutes les banques du système bancaire européen participant à l'exercice. Pour plus de détails, consulter le site de la BCE: http://www.ecb.europa.eu   .

    Les informations sont fournies uniquement à des fins de comparaison et ne peuvent être directement comparées en aucune manière à d'autres informations publiées par la banque.

     

    [1]  Les entités dont le désinvestissement était déjà prévu fin 2013 n'ont pas été prises en compte, comme convenu avec la BCE.  L'impact ultérieur du désinvestissement a été très limité.

    [2] 1 milliard d'EUR en capital plus une pénalité de 50 % et un coupon de 8.5 %.

    [3] Selon le scénario de base, les actifs pondérés par le risque (RWA), c'est-à-dire le dénominateur du ratio CET-1, sont moins élevés que dans le scénario pessimiste.  C'est ce qui explique pourquoi un même montant de remboursement d'aides publiques donne une réduction du CET-1 plus substantielle par point de pourcentage selon le scénario de base que selon le scénario pessimiste.

    [4] Par "brut", il faut entendre avant impôts.

    [5] Une mesure d'indulgence est une concession sur un crédit (par exemple un allégement du schéma de remboursement) accordée à un client en difficultés financières.

     

    * Ce communiqué contient des informations soumises à la réglementation sur la transparence des entreprises cotées en Bourse.

    Impact AQR & Stress test: adverse scenario

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    Viviane Huybrecht

    General Manager, Corporate Communication/Spokesperson, KBC Group

    Wim Allegaert

    General Manager, Investor Relations, KBC Group

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