KBC Groupe : Bénéfice de 210 millions d'euros au deuxième trimestre

Hors séance boursière – Information réglementée*

Le résultat du trimestre sous revue a été fortement impacté par les réductions de valeur pour pertes de crédit enregistrées en raison de la pandémie. Les coûts ont cela dit sensiblement baissé, les résultats de l'assurance non-vie sont ressortis à un excellent niveau et les revenus à la juste valeur et liés au trading se sont redressés après avoir chuté au premier trimestre. Les revenus nets d’intérêts et les revenus nets de commissions ont baissé par rapport au trimestre précédent.

  • Les revenus nets d'intérêts ont reculé de 9% en glissement trimestriel et de 4% en rythme annuel, principalement sous l'effet de la baisse des taux d'intérêt par la CNB en République tchèque, de la dépréciation de la couronne tchèque et du forint hongrois par rapport à l'euro, de la faiblesse générale des revenus de réinvestissement, de la pression exercée sur les marges de crédit des portefeuilles dans la plupart de nos pays stratégiques (à l'exception de la Belgique) et de l'atténuation de l'impact positif des swaps de change ALM sur une base nette. En rythme annuel, ces effets négatifs ont été en partie compensés par la bonne croissance des volumes de crédits, l'impact positif du 'tiering' de la BCE, la baisse des frais de financement, l'expansion du portefeuille obligataire (également en glissement trimestriel) et la consolidation intégrale de ČMSS depuis juin 2019. Les volumes de crédits sont restés globalement stables en glissement trimestriel et ont augmenté de 4% en rythme annuel, toutes les divisions signant une hausse en glissement annuel. Les dépôts (hors certificats de dette) ont progressé de 5% en glissement trimestriel et de 11% en rythme annuel, toutes les divisions signant ici aussi une hausse sur l'année.
  • Les revenus techniques de nos activités d'assurance non-vie (primes moins charges, plus résultat de la réassurance cédée) ont grimpé de 40% par rapport au même trimestre un an plus tôt, sous l'effet essentiellement de la baisse des charges techniques (en grande partie imputable à l'impact des mesures de confinement sur l'activité économique). Par conséquent, le ratio combiné ressort à un solide 83% pour le premier semestre 2020. Les ventes de nos produits d'assurance vie ont augmenté de 32% par rapport au trimestre précédent et de 22% par rapport au même trimestre un an plus tôt, grâce à la hausse des ventes de produits de la branche 23.
  • Les revenus nets de commissions ont diminué de 10% par rapport au trimestre précédent et de 11% par rapport au même trimestre un an plus tôt, en raison de la baisse des commissions de gestion d'actifs (frais d’entrée et de gestion) et de services bancaires (baisse des commissions sur services de paiements, principalement en raison du confinement).
  • Les revenus à la juste valeur et de trading ont enregistré un vif rebond, à 253 millions d'euros, après avoir chuté à -385 millions d'euros au trimestre précédent, en raison de l'impact initial néfaste de la pandémie du coronavirus. La relance observée au deuxième trimestre est attribuable, entre autres, à la remontée des Bourses et à la contraction des écarts de crédit de contreparties et des écarts de funding de KBC.
  • Les autres revenus nets sont restés globalement stables par rapport au trimestre précédent, mais ont reculé par rapport au même trimestre de l'année précédente, qui avait bénéficié d'un gain exceptionnel de 82 millions d'euros découlant de la réévaluation de la participation de 55% dans ČMSS (liée à l'acquisition de la participation restante dans cette société).
  • Les coûts hors taxes bancaires (pour l'essentiel comptabilisées au premier trimestre) ont diminué de 6% et 8% respectivement par rapport au trimestre précédent et au même trimestre un an plus tôt, grâce aux réductions de coûts annoncées et à l'effet de change. Si l'on exclut certains éléments hors exploitation et que l'on répartit les taxes bancaires de façon homogène sur l'ensemble de l'année, le ratio charges/produits s’établit à 59% au premier semestre 2020, contre 58% pour l'exercice complet 2019.
  • Les réductions de valeur sur crédits se sont montées à 845 millions d'euros au cours du trimestre sous revue, près de 90% de ce montant étant imputable aux provisions collectives constituées au titre de la crise du coronavirus. Par conséquent, le ratio de coût du crédit s'est établi à 0,64% pour les six premiers mois de l'année, contre 0,12% pour l'exercice complet 2019.
  • Notre liquidité est restée solide, avec un ratio LCR de 136% et un ratio NSFR de 142%, tout comme notre base de capital, avec un ratio common equity à pleine charge de 16,6%.

Veuillez lire le communiqué intégral en annexe.

Johan Thijs, Chief Executive Officer

Le trimestre sous revue s'est ouvert dans un contexte de confinement généralisé face à la crise du coronavirus. Au-delà de la souffrance humaine causée par la pandémie, cette situation a entraîné des répercussions économiques sans précédent. Malgré la réouverture graduelle de la société au sens large, il est clair que le tribut à payer à la crise du Covid-19 sera particulièrement lourd, en particulier dans certains secteurs. Les différentes mesures de relance mises en oeuvre par les autorités dans nos marchés domestiques pourraient cependant permettre d'alléger le poids global de la crise à l'avenir. L'impact à long terme sur l'économie dépendra bien entendu de la fréquence et de l'intensité des nouveaux foyers de contamination, maintenant et dans les prochains mois.


Depuis le début de la crise sanitaire, nous travaillons d’arrache-pied avec les agences gouvernementales pour soutenir tous les clients affectés par le coronavirus en instaurant efficacement des mesures de soutien (y compris le report des échéances de crédit) et en adaptant ou en prolongeant ces mesures si nécessaire. En ces temps difficiles, nous avons réussi à maintenir un niveau de service élevé pour nos clients sur tous nos marchés domestiques, grâce notamment aux efforts et aux investissements que nous avons réalisés ces dernières années sur le front de la transformation numérique, ainsi qu'à l'expertise et à l'engagement de nos collaborateurs dans nos marchés domestiques. Nous continuerons par ailleurs à élaborer des solutions pour faciliter la vie à nos clients de manière proactive. L'interaction entre l'homme et la machine, entre l'agence physique et l'application numérique, soutenue par l'intelligence artificielle et l'analyse des données, joue à ce titre un rôle prépondérant. Nous communiquerons plus en détail sur ce sujet, entre autres, à l'occasion du point sur la stratégie prévu le 12 novembre.


Nous sommes convaincus qu'au sortir de la crise du coronavirus, le monde s'inscrira dans une tendance plus durable, à laquelle nous entendons pleinement contribuer. Dans cette optique, nous avons lancé avec succès notre deuxième obligation verte en juin pour un montant de 500 millions d'euros. En émettant des obligations vertes, nous cherchons à renforcer notre lien avec les investisseurs socialement responsables, à fournir des financements aux clients directement impliqués dans des projets durables et à participer au développement d'un marché d'obligations vertes liquide et efficace, qui contribuerait à financer la transition vers une économie à faible intensité de carbone.


En ce qui concerne nos résultats financiers, nous avons enregistré un bénéfice net de 210 millions d’euros au deuxième trimestre 2020. Le résultat a été fortement impacté par un montant de 845 millions d'euros de réductions de valeur sur crédits, pour l'essentiel imputables aux conséquences économiques potentielles de la crise du coronavirus. Nous confirmons à cet égard nos prévisions pour l'exercice complet 2020, c’est à dire une estimation de 1,1 milliard d'euros de réductions de valeur sur crédits. Comme prévu, les revenus nets d'intérêts et les revenus nets de commissions ont baissé au deuxième trimestre, tandis qu’au même trimestre les résultats de l'assurance non-vie sont ressortis à un très solide niveau, tout comme les ventes dans notre activité d'assurance vie. Par ailleurs, les revenus à la juste valeur et liés au trading, fortement pénalisés au premier trimestre, se sont largement redressés au cours du trimestre sous revue. Enfin, nos mesures rigoureuses de compression des coûts ainsi que les réductions de coûts supplémentaires annoncées lors de la publication des résultats du premier trimestre ont contribué à réduire nos charges d'exploitation (hors taxes bancaires) de 6% en glissement trimestriel et de 8% en rythme annuel.


Notre solvabilité est restée très solide, avec un ratio common equity à pleine charge de 16,6%, soit un niveau bien supérieur aux exigences de fonds propres minimums actuelles de 7,95%. Notre liquidité est également restée solide, avec un ratio LCR de 136% et un ratio NSFR de 142% à la fin juin 2020. En conséquence, nos réserves actuelles de fonds propres et de liquidité nous permettent de faire face sereinement aux défis actuels. Il convient par ailleurs de noter que conformément à la récente recommandation de la BCE, nous ne serons pas en mesure d’appliquer notre politique habituelle en matière de dividendes. Aucun dividende intérimaire ne sera dès lors versé en novembre 2020.


Pour conclure, j’aimerais profiter de cette occasion pour remercier explicitement toutes les parties prenantes qui ont continué de nous faire confiance. Soyez assurés qu'en ces temps difficiles, nous mettons tout en oeuvre pour conserver notre statut de référence dans le domaine de la bancassurance sur tous nos marchés domestiques.

  * Ce communiqué contient des informations soumises à la réglementation sur la transparence des entreprises cotées en Bourse.

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Viviane Huybrecht General Manager KBC Corporate Communication / Spokesperson
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