KBC Groupe: Résultat du quatrième trimestre: 538 millions d'euros

Hors séance boursière – Information réglementée*

  • Les franchises de bancassurance commerciales ont réalisé un beau parcours sur nos marchés clés.
  • Les revenus nets d’intérêts ont diminué de 5% en glissement trimestriel et de 10% en rythme annuel. Le déclin en glissement trimestriel est principalement imputable à l’incidence négative des plus faibles revenus de réinvestissement ainsi qu’à un élément non récurrent positif en rapport avec des obligations indexées sur l’inflation (assurance) moins élevé. Ces éléments ont plus que neutralisé l’incidence positive de marges plus élevées sur la production de crédits hypothécaires qui sont supérieures à celles des encours de portefeuille en Belgique, en République tchèque et en Slovaquie. La baisse en rythme annuel est pour sa part principalement imputable à l’impact négatif des baisses des taux passées de la CNB en République tchèque, à la dépréciation en rythme annuel de la couronne tchèque et du forint hongrois par rapport à l’euro et à l’incidence négative de la faiblesse des revenus de réinvestissement. Toutes ces contributions négatives n’ont été qu’en partie compensées par l’incidence positive des opérations de refinancement à plus long terme ciblées (TLTRO III) et de la hiérarchisation ('tiering') des dépôts de la BCE, de l'application plus étendue de taux d'intérêt négatifs sur certains comptes courants détenus par des grandes entreprises et des PME et de l’expansion du portefeuille de crédits et d’obligations d’État.
  • Les volumes de crédits se sont stabilisés en glissement trimestriel et ont augmenté de 3% en rythme annuel, toutes les divisions signant une hausse en glissement annuel. Le volume des crédits accordés avec suspension des paiements d’intérêts dans le cadre des divers régimes de soutien se montait à fin décembre 2020 à 13,4 milliards d’euros (selon la définition de l’ABE), les régimes arrivant à échéance à fin 2020 couvrant 8,7 milliards d'euros de ce montant. Les dépôts (hors certificats de dette) ont progressé de 2% en glissement trimestriel et de 11% en rythme annuel, toutes les divisions signant ici aussi une hausse sur l'année. Ces chiffres ont été calculés sur une base 'comparable'.
  • Les revenus techniques issus de nos activités d'assurance non-vie (primes moins charges, plus résultat de la réassurance cédée) ont diminué de 10% par rapport au trimestre précédent, essentiellement du fait de l’augmentation des charges techniques (retour progressif des déclarations de sinistres vers des niveaux plus proches de la normale et impact des sinistres importants et des tempêtes au quatrième trimestre). La baisse des revenus techniques se monte à 7% en glissement annuel, la hausse des revenus découlant des primes acquises ayant été plus que gommée par l'augmentation des charges techniques. Au total, le ratio combiné ressort à un solide 85% pour l’ensemble de l’exercice 2020. Les ventes de nos produits d'assurance vie ont progressé de 39% par rapport au trimestre précédent et de 23% par rapport au même trimestre de l’exercice précédent.
  • Les revenus nets de commissions ont augmenté (3%) par rapport au trimestre précédent mais affichent une baisse de 10% en rythme annuel. En glissement trimestriel, l’incidence positive de la hausse des commissions liées à la gestion d’actifs et issues des services bancaires a été en partie neutralisée par l’augmentation des commissions de distribution versées. En rythme annuel, les commissions liées à la gestion d’actifs et celles issues des services bancaires ont diminué, tandis que les commissions de distribution sont restées stables.
  • Les revenus à la juste valeur et liés au trading se sont établis à 80 millions d’euros, soit 6% en dessous du niveau du trimestre précédent, et affichent un recul de 39% en rythme annuel. Dans l’ensemble, la chute importante subie par les revenus à la juste valeur et liés au trading au premier trimestre 2020 a été plus que compensée par les statistiques positives des trois trimestres qui ont suivi.
  • Tous les autres éléments de revenus combinés ont chuté de respectivement 6% et 27% par rapport au trimestre précédent et au même trimestre un an plus tôt, essentiellement parce que le trimestre sous revue a inclus un élément non récurrent négatif en rapport avec un dossier juridique antérieur en République tchèque et un impact supplémentaire lié à l’examen des ‘tracker mortgages’ en Irlande.
  • Sous l’effet des mesures de réduction des coûts mises en place, les coûts (hors taxes bancaires) ont reculé de 6% par rapport au même trimestre de l’exercice précédent. Par rapport au trimestre précédent. les coûts ont toutefois progressé de 4%. Le ratio charges/produits s’établit ainsi à 59% sur l’exercice complet 2020, contre 58% pour l’exercice complet 2019 (après exclusion de divers éléments hors exploitation).
  • Les réductions de valeur sur crédits se sont montées à 57 millions d'euros pour le trimestre sous revue, contre 52 millions d'euros au trimestre précédent et 75 millions d'euros au même trimestre de l’exercice précédent. Au quatrième trimestre, le montant total des réductions de valeur sur crédits dues au coronavirus a été légèrement corrigé (réduction de 1 million d'euros à la suite de prévisions macroéconomiques actualisées et de 'management overlay'). Il en résulte que les réductions de valeur sur crédits s'inscrivent au total à 783 millions d'euros pour l’exercice complet. Par conséquent, le ratio de coût du crédit est ressorti à 0,60% pour l’ensemble de l’exercice 2020, contre 0,12% pour l'exercice complet 2019. Les réductions de valeur sur actifs autres que des crédits ont inclus durant le trimestre sous revue une dépréciation non récurrente de 59 millions d’euros au titre de logiciels.
  • Notre liquidité est restée solide, avec un ratio LCR de 147% et un ratio NSFR de 146%. Notre base de capital demeure tout aussi robuste, avec un ratio common equity à pleine charge de 17,6% (c.-à-d. après prise en compte du dividende proposé de 0,44 euro par action).
Veuillez lire le communiqué intégral en annexe.

Johan Thijs, Chief Executive Officer

En 2020, nous avons été confrontés à la pandémie et aux difficultés qu’elle a engendrées, causant des souffrances humaines dans le monde entier et des bouleversements économiques sans précédent. Certains pays ont récemment lancé des programmes de vaccination dans le but d’apporter un certain soulagement. Nous avons pris nos responsabilités pour protéger la santé de notre personnel et de nos clients, tout en assurant la continuité de nos services. Nous avons collaboré étroitement avec les instances gouvernementales pour accompagner l’ensemble de nos clients affectés par le coronavirus en instaurant diverses mesures de soutien efficaces, y compris le report des échéances de crédit. Sur l’ensemble de nos six pays clés, nous avons octroyé, à fin décembre 2020, un total de 13,4 milliards d'euros de reports de paiement de crédits (selon la définition utilisée par l’ABE), ainsi que 0,8 milliard d’euros de crédits dans le cadre des régimes publics de garantie mis en oeuvre face à la pandémie. Sous l’effet des mesures de confinement, qui ont massivement stimulé la digitalité, nos ventes digitales ont augmenté de manière significative. À cet égard, les investissements importants que nous avons consacrés à la transformation digitale ces dernières années portent clairement leurs fruits. Avec notre stratégie renouvelée 'Differently, the next level' – dans laquelle Kate, notre nouvelle assistante digitale personnelle basée sur l’IA, joue un rôle clé – nous avons décidé de franchir une étape supplémentaire, en rendant nos interactions avec nos clients encore plus proactives et pérennes grâce à l'utilisation des données et de l’intelligence artificielle. Nous projetons d’investir 1,4 milliard d’euros supplémentaires dans la transformation digitale au cours de la période 2021-2023.


En ce qui concerne nos résultats financiers, nous avons enregistré un bénéfice net de 538 millions d’euros au dernier trimestre 2020. Pour le trimestre sous revue, nos revenus nets d'intérêts ont diminué, tandis que les revenus à la juste valeur et liés au trading se sont bien comportés. Dans le contexte actuel de taux bas persistants, ce résultat trimestriel a par ailleurs clairement bénéficié de la diversification permise par le modèle de bancassurance intégré de KBC, comme en attestent la progression des revenus nets de commissions et le bon résultat de l’activité non-vie (croissance satisfaisante des primes et excellent ratio combiné de 85% pour l’exercice complet). Les coûts ont été gérés avec rigueur. Sur l'ensemble de l’exercice, les charges d’exploitation hors taxes bancaires se sont contractées de 4,2% par rapport à l’exercice précédent, principalement grâce aux réductions de coûts annoncées induites par la pandémie. La somme du résultat du trimestre et de celui des neuf premiers mois de 2020 porte notre bénéfice net pour l’exercice complet 2020 à 1 440 millions d’euros.


Nous conservons une excellente solvabilité, avec un ratio common equity de 17,6%. Conformément à la recommandation de la BCE du 15 décembre 2020 limitant les paiements de dividendes, nous proposerons à l'Assemblée générale des actionnaires de mai prochain de verser un dividende (brut) de 0,44 euro par action pour l'exercice comptable 2020, payable en mai 2021. Le Conseil d’administration a en outre l’intention de distribuer au quatrième trimestre 2021 un dividende brut supplémentaire de 2 euros par action sur l'exercice comptable 2020. La décision finale du Conseil d'administration à ce sujet est subordonnée à la levée des restrictions imposées par la BCE en matière de dividendes.


De plus, notre politique de dividendes à compter de 2021 prévoit la distribution d'au moins 50% du bénéfice consolidé de l'exercice comptable, dont une avance sur dividende de 1 euro par action, payable en novembre. En sus du taux de distribution d'au moins 50% du bénéfice consolidé, tout montant de capital excédant la position de capital de référence (un ratio common equity à pleine charge de 14,5% avant Bâle IV) majorée de la réserve de gestion de 1% sera pris en considération pour être distribué aux actionnaires. Chaque année, le Conseil d'administration prendra cette décision à son entière discrétion, lors de la publication des résultats de l'exercice complet.


Enfin, nous avons actualisé nos perspectives financières à long terme. Entre 2020 et 2023, nous visons un taux de croissance annuel composé d'environ 2% pour les revenus globaux et d'environ 1% pour les charges d’exploitation (hors taxes bancaires). Nous voulons en outre atteindre un ratio combiné inférieur ou égal à 92% d’ici 2023.


Pour conclure, j’aimerais profiter de cette occasion pour remercier l’ensemble des parties prenantes qui ont continué de nous faire confiance. Je souhaite également exprimer ma plus vive reconnaissance à l’ensemble de nos collaborateurs , qui ont continué à servir notre clientèle et à participer au bon fonctionnement du groupe depuis leur domicile et autres sites à distance.

* Ce communiqué contient des informations soumises à la réglementation sur la transparence des entreprises cotées en Bourse.

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Viviane Huybrecht General Manager KBC Corporate Communication / Spokesperson
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