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    Perspectives économiques KBC-CBC 2017

    La déglobalisation affectera l'économie belge et européenne

    Jeudi 15 décembre 2016 — Bernard Keppenne, économiste en chef de CBC, et Jan Van Hove, économiste en chef de KBC lèvent un coin du voile sur l'évolution économique en 2017 en se fondant sur les récentes tendances de l'économie mondiale. Leurs prévisions les plus récentes de l'économie belge et européenne incluent aussi des pronostics de croissance économique, d'inflation, de taux d'intérêt et de change.

    2016 aura été une année émaillée de surprises politiques qui ont influencé les perspectives économiques globales. Les retombées économiques d'événements comme le référendum sur le Brexit, l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis et le récent référendum constitutionnel italien sont en effet plus complexes que les observateurs ne l'avaient cru.  De plus, il ne fait pas de doute que ces événements internationaux auront encore des répercussions l'année prochaine. 2017 se caractérisera par une nouvelle flambée d'incertitude alimentée par les négociations sur le Brexit, les effets des "Trumponomics" , les élections présidentielles françaises et les élections fédérales en Allemagne. De même, l'évolution de l'économie chinoise et la situation du secteur bancaire européen resteront d'importants sujets d'inquiétude aussi.  

    En 2017 débuteront les négociations sur le Brexit, prélude à une éventuelle désintégration économique de l'Europe.  Outre-Atlantique, l'élection de Donald Trump inaugure une conception plus protectionniste des échanges et des investissements internationaux. Avec ces développements comme toile de fond, le Groupe KBC publiera aussi le résultat de ses nouvelles études économiques sur les tendances qui se dessinent en matière de protectionnisme global et sur leur incidence.

    CBC et KBC observent les tendances suivantes:

    • Un abandon progressif de la « nouvelle normalité » (inflation et taux d'intérêt faibles) est à prévoir surtout en Europe, tandis que l'économie américaine sera dopée par les Trumponomics, mais dans une mesure moindre que les marchés financiers ne l'anticipent.

    • Dans la zone euro les prévisions en matière de croissance nominale restent faibles et la croissance réelle est freinée par l'inflation, qui reprend peu à peu de la vitesse. Ce retour de l'inflation s'explique par l'évolution des prix de l'énergie, tandis que l'inflation de base reste à un creux historique de 1% environ. Malgré cette accélération escomptée de l'inflation, l'objectif d'inflation de la BCE (2%) ne sera pas atteint dans les prochaines années.

    • Les différentes composantes de la croissance ont un effet limité sur la croissance globale.Malgré une amélioration des prévisions, les perspectives d'investissement restent structurellement faibles. S'ajoute à cela que la contribution nette des exportations pâtit gravement de la montée du protectionnisme un peu partout dans le monde.

    • Malgré des performances de croissance très hétérogènes, la croissance est au rendez-vous dans tous les pays de l'Union européenne. Il en résulte donc que les divergences de croissance entre les pays membres s’amenuisent.

    • Bien qu'en baisse, les taux de chômage européens restent élevés dans le sud. Les problèmes structurels des marchés de l'emploi italien et français empêchent une amélioration générale de la situation de l'emploi dans la zone euro.

    • De nouvelles études de KBC révèlent la forte poussée du protectionnisme partout dans le monde, les différents visages d'une poursuite de la déglobalisation et l'incidence escomptée sur la croissance économique et le développement en Belgique et en Europe.

    • Les nouveaux indicateurs de protectionnisme de KBC révèlent d'ailleurs une intensification du phénomène depuis le début du siècle. Elle est la conséquence de tensions commerciales croissantes entre les principaux pays, qui sont susceptibles de déboucher sur des conflits commerciaux de plus en plus nombreux.

    • Les prévisions font état d’une une année caractérisée par un regain de volatilité alimenté par les événements politiques qui s'annoncent.

    • Petite économie ouverte, la Belgique devrait être très tributaire de cette évolution générale. Notre croissance économique devrait être proche de la moyenne européenne mais elle trahira une contribution très limitée de la consommation, une contribution volatile des investissements et une incidence réduite de la croissance nette des exportations en raison du protectionnisme ambiant et du ralentissement du commerce international.

    • Les taux d'intérêt à long terme resteront haussiers – une évolution à mettre en rapport avec certaines nouvelles politiques en matière de logement - et mettront le marché immobilier belge sous pression. Néanmoins, nous tablons sur un atterrissage en douceur.Les finances publiques belges restent en excès des seuils européens mais notre pays continue néanmoins de mettre en œuvre des réformes économiques structurelles, qui améliorent notre compétitivité internationale et maintiennent notre sécurité sociale à l'abri.

       

    Contactez-nous

    Jan Van Hove

    chief economist KBC Group

    Bernard Keppenne

    chief economist CBC